
Peux-tu présenter ton parcours ?
J’ai construit l’essentiel de mon parcours dans le secteur bancaire, au sein de BNP Paribas, où j’ai occupé des fonctions très variées, de l’inspection générale à la direction d’activités et de business units, avant de me spécialiser dans les sujets de transformation, d’expérience client et aujourd’hui d’intelligence artificielle.
Ce parcours m’a appris une chose essentielle : les grandes transformations ne sont jamais uniquement des sujets technologiques. Elles sont avant tout des sujets humains, d’appropriation, de confiance et de capacité collective à évoluer.
Quel poste occupais-tu il y a quelques mois et qu'est-ce qui t'a conduit à postuler à l'Executive Master ?
Depuis plusieurs années, je travaille à faire le lien entre les enjeux métiers, l’innovation et la transformation opérationnelle. C’est ce qui m’a progressivement conduite vers les sujets d’intelligence artificielle. À un moment où l’IA commençait à transformer profondément les entreprises, j’ai ressenti le besoin d’aller beaucoup plus loin dans ma compréhension de ces sujets : comprendre les technologies, les modèles, les usages, mais aussi les implications humaines, organisationnelles et éthiques.
L’Executive Master m’a apporté des compétences, évidemment, mais surtout une nouvelle capacité à relier des mondes qui dialoguent encore parfois difficilement : les métiers, la technologie, la data, les enjeux réglementaires ou encore la transformation des organisations.
Elle m’a aussi donné une grande confiance pour évoluer vers mes responsabilités actuelles dans l’IA Générative.
Peux-tu nous en dire plus sur ton évolution au sein de BNP Paribas et ton bilan post formation ?
Aujourd’hui, je suis Directrice des Programmes et Solutions d’IA Générative chez BNP Paribas, où je pilote des équipes qui développent et déploient des solutions d’IA à l’échelle du Groupe, avec une responsabilité très concrète : transformer le potentiel technologique en usages utiles, sécurisés et réellement adoptés par les collaborateurs.
Ce que j’aime particulièrement dans ce rôle, c’est qu’il combine des dimensions très différentes : la technologie, bien sûr, mais aussi la gouvernance, l’expérience utilisateur, la conduite du changement et la création de valeur.
Et puis, sur un plan plus personnel, je suis aussi à la tête d’une famille recomposée de cinq enfants, ce qui demande probablement autant d’agilité, de capacité d’adaptation et d’organisation que certains programmes de transformation !
Finalement, cela m’a appris qu’on avance rarement seul et que les transformations les plus réussies sont toujours des aventures collectives.
Enfin, je trouve important, en tant que femme dirigeante, de montrer que les métiers de l’IA ne sont pas réservés à des profils purement techniques. On peut venir d’univers différents, apporter d’autres compétences, d’autres sensibilités, et avoir un impact très fort sur la manière dont ces technologies transforment les entreprises.
L’Executive Master a été un véritable tournant dans mon parcours. Et au-delà du contenu académique, il y a eu quelque chose de très fort humainement : le fait de se remettre en apprentissage après de nombreuses années de carrière, de sortir de sa zone de confort, de confronter ses idées à d’autres profils et d’accepter de ne pas tout maîtriser immédiatement. Je pense que c’est un message important, notamment pour les femmes : il n’est jamais trop tard pour investir des domaines qui semblent au départ très techniques ou très éloignés de son parcours initial.
Aujourd’hui, cette expérience me sert chaque jour pour construire une IA qui soit à la fois ambitieuse technologiquement, mais aussi responsable, utile et profondément ancrée dans les réalités opérationnelles de l’entreprise.
