Image
Gleb GORBATSEVICH


Avant de rejoindre l’X, Gleb étudiant l’économie et les sciences sociales à l'Université d'État Lomonossov de Moscou. Une fois diplômé, il a travaillé en tant que macroéconomiste au sein du gouvernement russe, une opportunité unique et exigeante. Néanmoins, il aspirait à quelque chose de nouveau qui lui permettrait d’approfondir son expertise et de mettre à l’épreuve ses capacités intellectuelles. C’est ainsi qu’il a décidé de postuler au Master en Economics, Data Analytics and Corporate Finance à l’École polytechnique !

Pour quelle(s) raison(s) avez-vous décidé d’étudier à l’École polytechnique ?

Ayant étudié dans des lycées scientifiques, j’ai appris quelques années plus tard que plusieurs de mes anciens camarades avaient rejoint le Cycle Ingénieur de l’X. Ainsi, au moment du choix quant à la poursuite de mes études, j’avais déjà une idée assez précise du système éducationnel français et de ses institutions d’excellence. Si l’on souhaite étudier l’économie appliqué, la finance et l’analyse de données, l’École polytechnique, avec sa tradition d’études quantitatives rigoureuse, est définitivement le lieu idéal. En dehors de l’aspect académique, il existe l’existe de corps, la pratique du sport et la vie étudiante très dynamique au sein d’un campus éloigné de l’agitation de la ville – pour résumer, le parfait endroit pour réussir son expérience en France dès le premier jour.

Comment avez-vous connu le Master en Economics, Data Analytics and Corporate Finance Master ? Quels sont ses principaux avantages selon vous ?

Honnêtement, le nom du Master a directement attiré mon attention. Etant donné que je cherchais à effectuer un transfert entre la macroéconomie en ayant plus ou moins des connaissances générales sur les trois domaines du Master, j’ai été attiré par l’apparente flexibilité du programme – qui s’est révélée être vraie par la suite. Le niveau des matières varie en passant par de l’introduction, avec un rythme suffisamment soutenu pour ne pas être répétitif pour ceux ayant déjà des connaissances dans le domaine, à un niveau plutôt exigeant et complexe. Le programme permet de construire son propre parcours.

Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur votre promotion ?

Etant un établissement plutôt petit de par sa taille en comparaison avec d’autres dans le monde, l’École polytechnique attache une grande importance dans le développement de lien interpersonnels – entre les professeurs et les étudiants, mais également entre les étudiants eux-mêmes – et nous étions seulement 16 dans ma classe. Venant de parcours très différents – culturels et de formations – nous avons pu profiter de l’environnement hétérogène mais uni avec des personnes très intéressantes et ayant des intérêts variés – du machine learning au trading en passant par le consulting et l’économie d’un point de vue théorique en ce qui me concerne.

Où avez-vous effectué votre stage l’an dernier ?

Mon stage de 1ère année était au sein du centre de recherche d’économie industrielle de l’École des Mines, où nous étions en charge d’étudier la dynamique de concurrence sur les marchés pharmaceutiques. Cela a été une expérience très enrichissante, où j’ai pu non seulement être en contact avec des économistes reconnus dans leur domaine de recherche, mais également améliorer mes compétences en langue française – puisque je ne parlais pas un mot de français à mon arrivée à l’X – dans un environnement international mais où l’on parlait tout de même majoritairement français.

Cette formidable opportunité a été rendue possible grâce à des cours particulièrement motivants et à l’étroite interaction entre le centre de recherche et le Département d’Economie de l’X. Le stage m’a permis d’acquérir une expérience pratique en mettant en application les connaissances apprises en classe et de mieux comprendre ce que le doctorat représente, mais également de savoir si je souhaitais poursuivre dans le milieu universitaire à l’avenir.

Qu’en est-il de votre stage de 2ème année ?

Mon stage est à Compass Lexecon – une entreprise de consulting en économie – effectuant des analyses économiques des fusions et acquisitions européennes et contrôlant la discipline du marché pour des entreprises comme Google, Microsoft et Apple. En raison du confinement, le début de mon stage a été décalé au 1er juin. Néanmoins, au vu des lectures préparatoires, je me trouve à l’intersection de l’économie et du droit, plongeant dans la stratégie d’entreprise et les bilans financiers, ce qui est très motivant !

Que souhaiteriez-vous faire une fois diplômé du Master ?

Je prévois de travailler dans le consulting en économie, ce qui est en pleine cohérence avec l’esprit du programme. Etant assez différent de ses homologues en stratégie et en management, ce domaine porte sur la charge de la preuve dans des cas de litiges et sur des questions de concurrence sur les marchés, assurant ainsi que l’économie théorique et l’analyse de données se rejoignent dans les eaux agitées de la dynamique de l’entreprise.