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Qui êtes-vous ?

Je m'appelle Edwin de Leon. Je viens du Panama. Ma formation couvre le génie mécanique ainsi que le génie énergétique et environnemental.

Pourquoi l'École polytechnique et la spécialisation Energy Environment: Science, Technology and Management (STEEM) ?

Je recherchais un diplôme alliant technologie et management, ayant déjà une formation d'ingénieur. J'ai commencé à me renseigner sur différents programmes et à chercher les meilleures écoles d'ingénieurs en Europe, étudier ici a toujours été l'un de mes objectifs. Le nom de l'École polytechnique revenait sans cesse, et en explorant le programme, je me suis dit : « C'est vraiment intéressant. » C'est ce qui a motivé ma décision.

Comment décririez-vous l'intensité du programme ?

La première année du MSc&T STEEM a été assez exigeante, du moins pour moi. Plusieurs matières étaient nouvelles, la courbe d'apprentissage a donc été raide. La deuxième année est plus gérable en comparaison.

Comment vous êtes-vous adapté aux cours à l'École polytechnique ?

Certains cours sont très mathématiques — des notions que je maîtrisais grâce à ma licence, mais que je n'avais pas pratiquées depuis cinq ou six ans. À mon arrivée, j'ai dû tout remettre à niveau et tenir le rythme. C'était un défi, mais surmontable.

Que pensez-vous du fait que des professionnels du secteur viennent enseigner ?

C'est une excellente opportunité. Ils nous montrent à quoi ressemble le secteur en pratique, pas seulement en théorie. Les intervenants issus de différentes entreprises apportent des applications concrètes en cours, ce qui rend le contenu beaucoup plus parlant et pertinent.

Quelles sont les compétences techniques ou transversales les plus précieuses que vous avez acquises grâce au programme ?

L'une des compétences les plus marquantes est l'interprétation et l'analyse de données. Nous travaillons avec de vastes jeux de données dont nous devons extraire des informations pertinentes et combiné à Python, c'est extrêmement puissant. L'analyse de données fait désormais partie intégrante de mon quotidien. Je pense que c'est l'un des véritables points forts du MSc&T STEEM.

Connaissiez-vous déjà Python avant d'intégrer le programme ?

J'avais quelques bases avant d'arriver à l'École polytechnique, mais ici j'ai pu les mettre en pratique et en comprendre toute la valeur concrète. Par exemple, dans le cadre de nos projets solaires et éoliens, nous avons analysé une centrale solaire réelle et identifié la cause du dysfonctionnement d'un panneau. Grâce aux outils à notre disposition, nous avons également pu comparer les performances des différents panneaux. Ce type de travail appliqué correspond directement à ce que je retrouve dans les offres de stage : interprétation de données, prévisions, modélisation énergétique. C'est une compétence que j'apprécie vraiment d'avoir développée ici.

L'École polytechnique vous aide-t-elle à trouver des stages ?

Je n'ai pas décroché de stage directement via l'atelier entreprises, mais j'en ai obtenu des entretiens — ce qui est déjà très précieux. Ce qui rend cet atelier unique, c'est qu'il est exclusivement dédié au programme MSc&T STEEM, mettant en relation les étudiants de M1 et M2 avec des professionnels du secteur. C'est quelque chose que j'apprécie vraiment dans la façon dont l'administration du programme nous accompagne.

Et les sorties de terrain ?

Les sorties de terrain sont un autre point fort. En M1, nous avons visité une centrale hydroélectrique ainsi qu'un site de Schneider Electric. En M2, nous nous rendons dans une centrale géothermique. C'est essentiel car cela permet de dépasser le cadre conceptuel : on voit concrètement comment tout fonctionne, on échange avec les ingénieurs sur place, et soudain la théorie prend une dimension réelle et tangible.