Le Bachelor of Science prône la pluridisciplinarité et incite les élèves à élargir leur champ d’action au-delà du domaine scientifique, aussi bien en classe qu’à l’extérieur de l’école. En 2018, l’équipe pédagogique du Bachelor s'est vue présenter l'opportunité de sélectionner un étudiant pour assister Bernard Attali dans un travail de Recherche pour son nouvel ouvrage. Et c’est vers Damien Bradelle, alors étudiant en deuxième année (double majeure Mathématiques-Physique, mineure Biologie), que leur choix s'est naturellement tourné. Retour sur son expérience.

Damien

 

L’ouvrage s’attaque au « vent de violence » auquel sont confrontées nos sociétés actuelles, prenant en compte la concentration des menaces qui rendent la période particulière. C’est un sujet très vaste qui nécessite un grand travail de recherche dans la transversalité des domaines traités.

Une année de recherche et de collaboration

M. Attali entretient des liens tout particuliers avec l’École polytechnique (*Bernard Attali a rédigé le rapport Attali en 2015, qui a mené à la création du Bachelor de l’École polytechnique) et a spontanément souhaité mettre en avant l'ingéniosité et la finesse d'esprit des étudiants du Bachelor. C’est après une rencontre avec Mr Attali en 2018 que le travail de recherche a été lancé. « Nous avions rendez-vous une fois par mois. Il m’indiquait le thème sur lequel il souhaitait travailler et je produisais un support, souvent une bibliographie à ce propos » précise Damien. Mr Attali lui faisait part de ses attentes sans lui dicter de méthodologie précise, il s’agissait ensuite d’échanger ensemble sur chaque thème couvert par les recherches. Une approche de travail collaborative à laquelle Damien a su répondre efficacement. Cela lui a permis d’approfondir des sujets qu’il avait moins l’habitude de traiter tels que le blanchiment d’argent ou encore la bioéthique, qui faisait appel à des connaissances en biologie acquises au Bachelor.

"même les choses les plus sérieuses doivent se faire avec gaieté "

Damien a beaucoup apprécié ce travail avec Mr Attali et en garde le souvenir d’une expérience enrichissante « J’ai énormément appris à ses côtés mais c’était aussi un espace de liberté, j’étais très libre dans mes productions et c’était très agréable. Il a toujours le mot pour rire, il m’a dit un jour `` même les choses les plus sérieuses doivent se faire avec gaieté ’’» .

C’est un bel exemple d’exercice d’organisation et de gestion de la charge de travail pour les élèves, allié à une approche plus professionnelle. « Cela n’a pas toujours été facile de concilier ce travail à celui demandé par le Bachelor. Avec le temps, j’ai réussi à m’organiser plus efficacement. Ces deux dernières années et ce projet ont contribué à faire évoluer ma vision ».

Suite au succès de ce travail avec Mr Attali, tous deux devraient continuer leur collaboration sur de nouveaux projets à venir.

 « Un vent de violence » est paru en avril 2019 aux éditions Cent Mille Milliards et Descartes & Cie.