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Fadi

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Fadi El Bejjani, je suis d’origine libanaise et j’ai déménagé en France en 2019 afin de poursuivre un Master en ingénierie. La composante de base de mon éducation a été au sein du Collège Notre-Dame de Jamhour où j’ai passé les baccalauréats français et libanais avec une spécialité en mathématiques. Puis j’ai rejoint l’Université américaine de Beyrouth (AUB) pour un Bachelor en génie informatique et en ingénierie des communications. J’ai toujours été très intéressé par le secteur de la cybersécurité, ce qui m’a poussé à rejoindre le Master en Cybersecurity: Threats and Defenses de l’École polytechnique.

Pour quelles raisons avez-vous décidé de rejoindre l'École polytechnique ?

L’École polytechnique est reconnue comme l’une des plus prestigieuses écoles d’ingénieur au monde. De plus, l’approche innovante dans son programme de cybersécurité m’a convaincu que cette formation m’offrirait les outils nécessaires afin de faire face aux challenges survenant dans de nombreuses industries.

J’étais également très motivé à l'idée de candidater à ce programme entièrement enseigné en anglais pour deux principales raisons. Tout d’abord, je savais que cela me permettrait de bénéficier d’une expérience sur le campus très riche et diversifiée du fait de l’internationalité des étudiants qui y sont présents. Deuxièmement, le fait que la formation soit en anglais me donnent davantage d’opportunités afin de travailler à l’international à l’avenir.

Enfin, j’ai toujours voulu vivre en France et plus spécifiquement dans la ville incroyable et cosmopolite qu’est Paris. Cela a joué un rôle majeur dans la prise de ma décision finale.

Selon vous, quels sont les principaux atouts du Master en Cybersécurité ?

Ce programme offre des enseignements riches et variés. Certains de ces derniers sont donnés en partenariat avec Télécom SudParis et Quarkslab. En outre, le programme est réparti sur une période de 2 années (4 semestres). Durant chaque été, nous avons l’opportunité de réaliser un stage, ce qui est un vrai atout au niveau de notre carrière professionnelle. A l’inverse, il est également possible de choisir un parcours orienté vers la recherche et nos professeurs ont de très bonnes relations avec les laboratoires de recherche.

Que pensez-vous de la structure du programme ?

Comme je l’ai mentionné précédemment, la structure du programme est très riche. Chaque semestre, nous avons trois à quatre cours principaux, en management et en innovation, en sciences humaines, en langues où nous avons l’opportunité d’apprendre une nouvelle langue en partant de zéro et enfin un cours de sport. Concernant les stages, nous sommes encourages à faire le premier dans le domaine de la recherche afin de renforcer nos connaissances en cybersécurité. Pour ce qui est de la 2ème année, nous avons le choix de le faire dans le secteur de l’industrie ou de la recherche.

Le 1er semestre est une phase d’introduction où l’on peut revoir et renforcer nos bases en informatique (architecture, réseaux et systèmes distribués) et nous avons un cours d’introduction à la cryptographie.

Le 2ème semestre est encore plus intéressant étant donné que l’on rentre davantage dans le domaine de la cybersécurité à travers des enseignements en sécurité des réseaux, en cryptographie avancée et en systèmes de sécurité, ce qui nous donne une bonne vision d’ensemble du mode de jeu de « Capture de Drapeau », très connu dans le domaine de la cybersécurité.

La 2ème année se focalise sur la sécurité des systèmes embarqués, la blockchain, l’ingénierie inverse (enseignée par Quarkslab) et la programmation sécurisée, tous offrant une vision approfondie et complète de la cybersécurité.

Pouvez-vous nous parler de votre promotion ?

Il y a 5 autres étudiants. L’un d’entre eux vient du Brésil, un autre vient d’Angleterre, et deux sont français. Bien qu’ayant des parcours différents, nous sommes parvenus à créer une équipe très soudée, qui s’entraide et qui sait s’amuser quand l’occasion s’y prête.

De plus, les enseignements sont en commun avec les étudiants du Cycle ingénieur polytechnicien de l’X. Ces derniers sont en général plus jeunes que nous mais ils sont très amicaux et serviables, et ils organisent de nombreuses activités intéressantes dans leurs clubs respectifs appelés « binets » que l’on peut rejoindre. En conclusion, il est très facile de s’intégrer sur le campus.

Avez-vous une matière préférée ?

L’un de mes enseignements préférés est la sécurité des systèmes d’information où nous découvrons les différents vulnérabilités et vecteurs d’attaque dans le monde de la cybersécurité et où nous apprenons une approche pratique en résolvant les challenges « root-me ». Une autre matière qui me plaît particulièrement est la sécurité des réseaux. Ayant étudié les réseaux auparavant dans mon parcours, j’étais très intéressé à l’idée d’apprendre sur les risques de sécurité présents dans ce domaine. Enfin, je donnerais une mention spéciale à l’ingénierie inverse et à la sécurité des systèmes embarqués, que j’ai trouvé très intéressants.

Où avez-vous fait votre stage l’an dernier ? Qu’en est-il de cette année ?

L’année dernière, je devais faire mon stage en tant qu’ingénieur en cybersécurité à Protectline, l’une des filiales d’Orange. Néanmoins, en raison de la pandémie actuelle, mon stage a été suspendu. A la place, j’ai fait de la recherche avec mes professeurs en cybersécurité sur les technologies de repérage utilisées afin de réduire les nouvelles contaminations potentielles de la Covid-19. J’ai également profité du confinement afin d’obtenir une certification réputée en cybersécurité nommée « Security+ ».

Cette année, je vais effectuer mon stage en tant que consultant en cybersécurité à Mazars et j’ai hâte de le commencer.

Que souhaiteriez-vous faire une fois diplômé ?

A la suite de mon Master, je prévois de travailler en tant que consultant en cybersécurité, en mélangeant à la fois les aspects techniques et business de ce domaine en travaillant avec des équipes de collègues importantes et en ayant de nombreuses interactions avec nos clients. Les postes en ingénierie tels que travailler au sein de centres opérationnels de sécurité pourraient également m’intéresser.

Des conseils pour les futurs candidats à ce MSc&T ?

Je vous conseillerais d’avoir une idée générale des différents langages de programmation tels que C, Java et Python. De solides connaissances en mathématiques représentent également un vrai atout. Par ailleurs, je vous recommanderais d’être curieux et patient pour résoudre des problèmes étant donné que l’on doit toujours sortit de sa zone de confort dans le secteur de la cybersécurité. Enfin, je vous dirais de candidater pour toutes les connaissances que vous allez apprendre et pour toutes les opportunités que l’École Polytechnique peut vous offrir. Bonne chance !