Image
Remy Lapere STEEM

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Rémy Lapere, je suis un ancien élève d’origine française du Master en Energy Environment: Science Technology & Management (STEEM) de l’École polytechnique. Je suis actuellement en 3ème année de mon doctorat en chimie atmosphérique au Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD) de l’École polytechnique.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre travail de recherche ?

Je travaille au LMD, un laboratoire universitaire dédié à la recherche dans les domaines du climat régional et mondial, de la pollution de l’air et des énergies renouvelables, sous de nombreux angles (observations sur site, télédétection, modélisation…). Mon doctorat, conduit à l’École polytechnique, est intitulé “Observation et modélisation de la pollution au Chili » et tente de répondre à de nombreuses questions autour de la pollution atmosphérique dans cette région extrêmement polluée. Afin d’y parvenir, mes travaux de recherche combinent l’utilisation de données à partir de stations de surveillance de la qualité de l’air locales, des observations par satellite et de la modélisation de chimie-transport avec notre modèle internet (et des voyages au Chili).

Avez-vous trouvé un laboratoire facilement pour poursuivre votre doctorat une fois diplômé ?

Grâce au programme STEEM, j’ai eu la chance de rencontrer des chercheurs du LMD, étant donné qu’ils sont nombreux à donner des cours dans le Master. J’ai ainsi pu discuter des possibilités de stages et de thèse avec des enseignants-chercheurs en lien avec mes sujets d’intérêt, ce qui a facilité la mise en place de mon doctorat et son financement. L’un de mes responsables actuellement était un de mes professeurs dans le programme.

Quelles compétences acquises durant le Master STEEM avez-vous pu mettre en pratique ?

Les professeurs nous aident à développer de vastes connaissances sur les sciences atmosphériques et sur le système climatique durant la formation, ce qui a rendu la transition vers un domaine plus spécialisé dans le cadre ma thèse plus facile. De plus, je donne actuellement des cours en lien avec les énergies renouvelables, ce qui a été possible grâce à l’enseignement de haut niveau dispensé dans le programme. Enfin, le fait que le Master soit plutôt orienté vers l’industrie m’a permis de mieux appréhender les défis et enjeux des personnes travaillant dans le secteur de l’énergie en dehors du milieu de la recherche. J’ai ainsi pu animer des sessions au sein d’un workshop international sur la transition énergétique dans le bassin méditerranéen, même si mon domaine de recherche n’est pas directement l

Qu’appréciez-vous particulièrement dans votre travail ?

Puis-je dire “tout” ? Le laboratoire, et de manière plus générale, l’École, est un endroit propice pour stimuler la curiosité de chacun étant donné la diversité des profils et des domaines d’expertise. On y trouve une recherche de pointe qui permet d’échanger sur des résultats innovants de manière régulière. D’un point de vue plus personnel, je suis pleinement autonome et libre concernant les questions scientifiques que je souhaite traiter et mes responsables sont très disponibles dès que j’ai besoin de leur aide ou d’encouragement, me permettant de travailler dans des conditions idéales. En outre, je suis passionné par mon sujet bien entendu et je trouve des implications pratiques dans l’interface entre la science et la mise en œuvre de politiques, ce qui rend mon travail de recherche encore plus intéressant.

Quels souvenirs gardez-vous de votre experience à l’X et dans le Master STEEM ?

En dehors des cours, la plupart de mes souvenirs sont en lien avec le temps que l’on a passé tous ensemble à travailler sur des projets et à créer des liens entre nous. Mais les souvenirs inoubliables ont été créés dans le domaine du sport, avec les entraînements de basket-ball, les championnats et l’atmosphère unique des tournois universitaires à l’X. La photo de notre équipe remportant le Tournoi Sportif des Grandes Écoles de la Défense (TSGED) est encore le fond d’écran de mon téléphone !

Quelles sont vos ambitions pour l’avenir ?

Bien que je reste ouvert à de nombreuses possibilités, la recherche académique en tant qu’enseignant ou que chercheur scientifique reste mon objectif principal pour le moment. Mais le chemin est encore long, permettant un changement de plan. Travailler pour des institutions publiques environnementales, au sens large, est également une option à considérer.